Sitel est une multinationale de call-centers, qui emploie 800 travailleurs en Belgique, sur les sites de Geel et de Diegem.
Vendredi dernier, 6 septembre, 12 licenciements pour faute grave ont été notifiés.
L’entreprise, en crise, est aux abois. Outre la fermeture du site de Geel (130 travailleurs), elle a décidé de se défaire d’un maximum de son personnel. En recourant de façon massive à la faute grave, la direction de Sitel essaie de contourner toute négociation avec les représentants syndicaux. Ceci constitue une atteinte grave au droit des travailleurs, tant d’un point individuel que collectif.
Une conciliation est demandée au ministère.Plus d'infos.
lundi 6 septembre 2010
jeudi 2 septembre 2010
Les Etablissements Antoine rachètent Vervenne & Van Belle
Active dans le marché du matériel de débit de bière, VVB a été rachetée par la s.a. Antoine spécialisée dans la fabrication des installations de bière à la pression.
Lors de cette transaction, une convention a pu être conclue pour régler les aspects sociaux liés au transfert du personnel et comprend, entre autres, des garanties en matière de sécurité d’emploi pour les travailleurs de VVB avec maintien de leurs salaires et avantages divers (dont assurance groupe, hospitalisation, chèques repas, primes,…).
Une harmonisation des salaires entre les deux sociétés sera prochainement envisagée en concertation avec les organisations syndicales.
Lors de cette transaction, une convention a pu être conclue pour régler les aspects sociaux liés au transfert du personnel et comprend, entre autres, des garanties en matière de sécurité d’emploi pour les travailleurs de VVB avec maintien de leurs salaires et avantages divers (dont assurance groupe, hospitalisation, chèques repas, primes,…).
Une harmonisation des salaires entre les deux sociétés sera prochainement envisagée en concertation avec les organisations syndicales.
lundi 30 août 2010
Délocalisation progressive de l’informatique chez Ernst&Young
Dans une tendance des entreprises multinationales à concevoir des stratégies à l'échelle planétaire, conduisant à la mise en place d'un marché et d’une activité mondialisés, Ernst&Young n’échappe pas à la délocalisation et son département informatique y est particulièrement impacté.
Sous la formule « operating from new locations », toutes les tâches relatives à la sécurité informatique ont d’abord été délocalisées en Allemagne ; ensuite, c’est le réseau et la téléphonie qui sont désormais gérés depuis la Grande-Bretagne ; et finalement, même le network management ne s’effectue plus depuis la Belgique.
Ce processus engendre inévitablement des suppressions de fonction. Les employés impactés se voient proposer un autre poste de travail dont bien souvent le contenu ne correspond plus à leurs attentes, compétences et aptitudes.
Sous la formule « operating from new locations », toutes les tâches relatives à la sécurité informatique ont d’abord été délocalisées en Allemagne ; ensuite, c’est le réseau et la téléphonie qui sont désormais gérés depuis la Grande-Bretagne ; et finalement, même le network management ne s’effectue plus depuis la Belgique.
Ce processus engendre inévitablement des suppressions de fonction. Les employés impactés se voient proposer un autre poste de travail dont bien souvent le contenu ne correspond plus à leurs attentes, compétences et aptitudes.
vendredi 16 juillet 2010
L’utilisation d’intérimaires passera dorénavant par l’approbation de la délégation syndicale chez Endress&Hauser.
Cela peut paraître évident, d’autant plus qu’il s’agit d’une obligation légale en cas de remplacement d’un travailleur dont le contrat de travail a pris fin, mais la pratique nous a montré le contraire chez Endress&Hauser !
Afin de protéger les travailleurs permanents de l’entreprise (et éviter qu’une pression soit exercée sur l’emploi des employés par le biais du travail intérimaire), la délégation syndicale a interpellé la Direction et lui a rappelé ses obligations en la matière.
En même temps, un courrier a été envoyé à l’agence intérimaire qui n’avait, quant à elle, pas pris le soin de vérifier si un accord de la délégation syndicale avait bel et bien été obtenu. L’agence d’intérim s’est empressée de s’excuser pour cette défaillance de procédure interne et a également invité formellement son client, Endress&Hauser, à respecter la législation en vigueur, en demandant préalablement l’accord de sa délégation syndicale pour la mise à disposition d’intérimaires.
Afin de protéger les travailleurs permanents de l’entreprise (et éviter qu’une pression soit exercée sur l’emploi des employés par le biais du travail intérimaire), la délégation syndicale a interpellé la Direction et lui a rappelé ses obligations en la matière.
En même temps, un courrier a été envoyé à l’agence intérimaire qui n’avait, quant à elle, pas pris le soin de vérifier si un accord de la délégation syndicale avait bel et bien été obtenu. L’agence d’intérim s’est empressée de s’excuser pour cette défaillance de procédure interne et a également invité formellement son client, Endress&Hauser, à respecter la législation en vigueur, en demandant préalablement l’accord de sa délégation syndicale pour la mise à disposition d’intérimaires.
lundi 12 juillet 2010
Ernst & Young en marche vers un régime de grande flexibilité
La nature de l’activité de consultance d’Ernst & Young en audit, droit et finance fonctionne de manière cyclique et le besoin d’adapter au mieux les horaires aux moments d’intense activité s’est fait ressentir.
Depuis plusieurs mois déjà, une réflexion est menée au conseil d’entreprise pour instaurer un nouveau régime de travail flexible qui prévoit des régimes hebdomadaires de travail de plus de 40 heures en alternance avec des périodes d'activité moins intense au cours desquelles les travailleurs prestent selon un horaire hebdomadaire de moins de 38 heures et/ou bénéficient de jours de repos compensatoires.
Depuis plusieurs mois déjà, une réflexion est menée au conseil d’entreprise pour instaurer un nouveau régime de travail flexible qui prévoit des régimes hebdomadaires de travail de plus de 40 heures en alternance avec des périodes d'activité moins intense au cours desquelles les travailleurs prestent selon un horaire hebdomadaire de moins de 38 heures et/ou bénéficient de jours de repos compensatoires.
lundi 5 juillet 2010
Shell gaz : quelles seront les conséquences d’une cession d’activité ?
Depuis l’annonce d’une prochaine cession de l’activité liée au gaz, l’inquiétude est présente parmi le personnel.
En matière sociale, le choix du mode de transmission n’est pas sans conséquences sur des problématiques telles que l’information et la consultation des travailleurs, l’application de la législation sur le transfert d’entreprise, le maintien des conditions de travail ou le passif social.
Divers problèmes pratiques pourraient également en découler tels qu’un changement de commission paritaire, l’appartenance à une unité technique d’exploitation commune, le sort des conditions de travail et de rémunération et celui des plans de groupe ou fonds de pension.
A ce jour, aucune clarté n’a pu être apportée tant au conseil d’entreprise qu’à la délégation syndicale, parce que le mode de cession n’est pas connu.
La préférence de la Direction s’inscrit dans le cadre d’une vente d'actions (share deal), ce qui suppose, pour l’acquéreur qui reprend les parts de la société, qu’il reprenne l’ensemble de ses droits et devoirs.
En matière sociale, le choix du mode de transmission n’est pas sans conséquences sur des problématiques telles que l’information et la consultation des travailleurs, l’application de la législation sur le transfert d’entreprise, le maintien des conditions de travail ou le passif social.
Divers problèmes pratiques pourraient également en découler tels qu’un changement de commission paritaire, l’appartenance à une unité technique d’exploitation commune, le sort des conditions de travail et de rémunération et celui des plans de groupe ou fonds de pension.
A ce jour, aucune clarté n’a pu être apportée tant au conseil d’entreprise qu’à la délégation syndicale, parce que le mode de cession n’est pas connu.
La préférence de la Direction s’inscrit dans le cadre d’une vente d'actions (share deal), ce qui suppose, pour l’acquéreur qui reprend les parts de la société, qu’il reprenne l’ensemble de ses droits et devoirs.
jeudi 1 juillet 2010
Quand l'alerte éthique fait son apparition, nos délégués sont sur le pont.
D'abord chez Robert Bosch, ensuite chez Bridgestone, une tentative d'instauration d'un système d’alerte éthique a fait son appartion au Conseil d'Entreprise pour permettre aux travailleurs de signaler un comportement d’un membre de leur entreprise contraire à une législation, à une réglementation ou aux règles établies par le code de conduite ou la charte éthique.
Sous le couvert de préserver la réputation éthique de son entreprise, l'employeur veut avoir la possibilité de faire appel aux services d’une société spécialisée dans la gestion des alertes éthiques en mettant à disposition du personnel un numéro de téléphone gratuit (ou un site internet sécurisé) leur permettant de dénoncer de manière anonyme les éventuelles irrégularités, fraudes ou contraventions au code de conduite de l’entreprise.
Le contenu des messages anonymes envoyés par les travailleurs est ensuite communiqué à l’employeur par la société gestionnaire des plaintes.
La pratique a d'emblée soulevé la controverse avec une intervention immédiate des représentants des travailleurs, basée sur la protection de la vie privée, pour verrouiller les dérives en matière d'actes de dénonciation ou de délation.
Sous le couvert de préserver la réputation éthique de son entreprise, l'employeur veut avoir la possibilité de faire appel aux services d’une société spécialisée dans la gestion des alertes éthiques en mettant à disposition du personnel un numéro de téléphone gratuit (ou un site internet sécurisé) leur permettant de dénoncer de manière anonyme les éventuelles irrégularités, fraudes ou contraventions au code de conduite de l’entreprise.
Le contenu des messages anonymes envoyés par les travailleurs est ensuite communiqué à l’employeur par la société gestionnaire des plaintes.
La pratique a d'emblée soulevé la controverse avec une intervention immédiate des représentants des travailleurs, basée sur la protection de la vie privée, pour verrouiller les dérives en matière d'actes de dénonciation ou de délation.
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